Toit plat en herbe
Toit plat en herbe
Une maison en terre avec un toit plat en herbe - une toiture vegetalisée
Les maison en terre sont plutot des maisons traditionnelle plutôt que des maisons contemporaines. La toiture vegetalisée peut s’intégrer dans une maison en terre, un toit plat un peu plus rarement.
Toit plat vegetalisé : avantages
- amélioration de l’isolation acoustiquede la maison par le toit
- prolongation de la durée de vie de l’étanchéité du toit
- amélioration de l’isolation thermique estivalepar le toit
- réduction des eaux de ruissellement vers les égouts - et donc diffusion de l’eau plus lente
- photosynthèse et fixation des poussières et particules fines
- vie sur la toiture - toiture vivante
Composition du toit vegetal en herbe
Le substrat doit être léger et résistant à la compaction, tout en retenant l’eau. Sa composition est généralement faite de compost végétal de feuilles ou d’écorces, mélangé à des agrégats de pierres légères et absorbantes ayant un diamètre de 3 à 12mm. Comme matériau, on utilise des minéraux à pores ouverts, à savoir de la pierre volcanique, de l’argile expansé, de la pierre ponce et parfois des débris de briques récupérés de chantiers de démolition, puis concassés, qui permettent de récupérer des déchets voués à l’enfouissement.
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Zone Interdite - M6 - 18 avril - Hameau ecologique - maison en container
Zone Interdite - M6 - 18 avril - Hameau ecologique - maison en container
Ce soir Zone Interdite présente des maisons recyclées : les maisons en container.
Aussi un hameau écologique, des parisiens exilés dans le Limousin à Bussey. Les toilettes sèches et le compost au potager.
Zone Interdite 18 avril 2010 - Emission - reportage M6 zone interdite maison container - eco hameau - village ecologique - toilettes sèches.
Construction en adobe
Construction en adobe
Le terme adobe, de genre masculin, (espagnol, venant lui-même du terme arabe “E’ tob”) désigne une brique durcie au soleil, faite surtout à partir de terre argileuse, éventuellement avec un peu de paille comme liant.
Par extension, l’adobe signifie aussi la terre servant à le fabriquer et le mode de fabrication ou un ensemble de ces briques, le matériau de construction.
L’adobe en tant qu’argile est une terre grossière récoltée en surface. En tant que mode de fabrication, il utilise des briques d’argile séchées au soleil. Il a peu de plasticité et est nettement moins résistant qu’une terre cuite au four, mais offre toutefois de très nombreux avantages.
L’emploi de l’adobe semble réservé aux zones arides et varie selon le volume et le poids des blocs, mais aussi selon les matériaux disponibles dans la zone.
Ce matériau était connu déjà dans l’ancienne Égypte, dans le royaume de Kerma et en Assyrie notamment. Les blocs d’adobe étaient poussés et tirés à l’aide de cordages par des dizaines, des centaines d’hommes, sur des rondins ou des lits de galets enduits de graisse ou encore de boue lorsque le sol est plat ou lorsqu’il faut gravir les plans inclinés construits pour permettre l’amenée des blocs à hauteur et emplacement souhaités.
Des cours de rivières et même de fleuves étaient détournés pour permettre leur franchissement lorsque le volume des blocs l’exigeait.
Les adobes possèdent une structure interne solide. On peut les utiliser dans la réalisation de structures porteuses, pour les cloisons intérieures, la réparation de toutes les techniques de construction en terre et le remplissage des colombages. Ils représentent une alternative pratique et économique aux anciennes méthodes de remplissage “humides”, répondant ainsi de manière optimale aux exigences modernes tout en utilisant les propriétés du matériau terre.
En dépit de ses limites, l’adobe a rendu de très grands services à l’humanité et peut encore en rendre dans différentes régions du monde. Nous la mentionnons pour plusieurs raisons:
- son ancienneté a permis de faire la preuve de son utilité.
- les références historiques qu’il évoque peuvent être mises en scène dans un travail artistique.
- sa facilité d’emploi, de fabrication et d’extraction est unique.
- son coût de fabrication dérisoire.
- son inertie thermique importante.
Les types de maisons en terre crue
Les types de maison en terre crue : Pisé - bauge - torchis - adobe - brique terre compressée
Le pisé : terre du chantier compressée dans de robustes coffrages, appelés banches.
Le mélange est constitué de 30% d’argile et de 70% de sable et graviers.
Le torchis : mélange de terre et paille ou terre et chanvre, coulé entre de fines branches de bois en forme de clayonnages, amarrées à une charpente.
L’adobe : mélange d’eau, d’argile et de végétaux ou de poils d’animaux qui permet la cohésion des blocs de terre ; lorsqu’il est homogène, il est versé dans des moules en bois en forme de briques. Au bout de quelques jours, les moules sont retirés. On laisse ensuite sécher chaque brique une quinzaine de jours environ.
La bauge : est une sorte de façonnage de la terre. Elle est constituée de terre et paille ou tout autre fibre ligneuse qui permet, comme pour tous les types de construction en terre, le maintien de la structure.
La brique de terre compressée (BTC): version moderne de l’adobe, avec moins d’argile et moins de sable ; elle est compressée dans des presses industrielles que vous pouvez soit acheter, soit louer auprès des associations spécialisées. On constate la présence d’un liant hydraulique, comme la chaux, permettant de stabiliser le mélange.
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avantages de la construction en terre crue
Avantages de la construction en terre crue
Matériau sain :
· Régule l’humidité de l’air (équilibre l’hygrométrie).
· Absorbe les odeurs.
· Protège contre les ondes électromagnétiques.
· Ne provoque pas d’allergies.
· Naturel, non toxique et sans ajout chimique.
Matériau de rénovation et de restauration :
· Evite les problèmes de condensation et d’accumulation d’humidité du mur.
· Répare facilement et évite les interventions lourdes.
· Conserve le bois des bâtiments anciens.
· Souple et adaptable aux inégalités des bâtiments anciens.
· Complètement compatible avec des matériaux anciens.
Matière d’une esthétique primaire et contemporaine :
· Textures d’un matériau brut.
· Possibilités décoratives inégalées : plasticité - incrustations - rajouts de toutes sortes.
· Couleurs harmonieuses des argiles intégrées par l’inconscient humain depuis la nuit des temps.
· Transposition d’un matériau ancestral et rassurant dans la construction moderne aux côtés du bois, du verre, du béton, du métal et de la brique.
Matériau simple d’utilisation :
· Pas de prise chimique : facilité de nettoyage du chantier et des outils.
· Mélanges utilisables très longtemps et même après réhydratation.
· Entretien et réparation des enduits faciles.
· Prêt à l’emploi.
Matériau du développement durable :
· Coût énergétique à la production faible (peu d’énergie grise).
· Solaire passif : masse thermique régulatrice de température.
· Pas de déchet.
· Matériau M0, sans traitement ignifuge.
· Réutilisable et réversible.
Ces avantages sont cités par Sylvain Soto de la société Pitance.
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toiture végétalisée
Toiture végétalisée
Définition : toiture végétalisée ?
Elle peut être en béton, en acier ou en bois, à condition qu’elle soit capable de supporter le poids de l’installation prévue.
Le toit peut être plat ou incliné (35° au maximum). Construire des terrasses avec une pente de 1 à 2 %, permet de diminuer l’épaisseur de la couche drainante et de diminuer le poids de la structure. Attention cependant l’isolation par la toiture c’est important, si vous ne voulez pas que votre toit fuit pendant une partie de poker en famille sur http://www.partypoker.fr/ . Une membrane en bitume est nécessaire pour obtenir une bonne isolation , doublée d’une grille antiracine afin de ne pas perforer le toit.
Implantation toiture végétalisée
La réalisation d’une toiture végétalisée et son implantation prend quelques années et nécessite des investissements de base importants.
Il faut choisir un complexe isolant résistant à la compression en fonction de l’installation prévue. Les membranes bitumineuses APP sont parfaitement adaptées. Elles offrent une épaisseur plus importante que leurs sœurs synthétiques. Elles ne présentent par ailleurs pas de problème de recyclage. Utilisez plutôt l’application en deux couches d’une membrane anti-racine.
Remarque : certaines plantes doivent être proscrites sur une toiture-jardin. L’importance de la couche d’étanchéité ne doit jamais être sous-estimée, les coûts d’une fuite sont décuplés comparés aux toitures terrasses classiques.
Pluie sur toiture végétale
Une membrane de drainage de polyéthylène gaufré sert à créer un espace de drainage d’environ 10 mm de hauteur qui dirige l’eau de pluie vers le drain du toit ou vers les gouttières extérieures. Son choix dépendra principalement de la pente du toit (granulat meuble, géotextile de drainage, …). Cette membrane de drainage ne doit pas être obstruée par le sol/substrat. On peut lui adjoindre un filtre qui évite le colmatage de la couche de drainage avec les particules du substrat.
Ce géotextile absorbe aussi l’eau qui la traverse, offrant un milieu humide pour les racines des plantes.
Attention : Le géotextile non tissé résiste très peu à certaines racines qui peuvent le pénétrer et réduire son efficacité. Il faut donc le couvrir d’un autre géotextile anti-racine fait de polyéthylène tissé dont le rôle est uniquement de bloquer les racines.
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Manifeste pour le droit de bâtir en terre crue
Manifeste pour le droit de bâtir en terre crue
Depuis onze millénaires, l’humanité fait preuve d’une étonnante capacité à bâtir en terre crue, depuis les simples habitations jusqu’aux palais et aux villes entières. Aujourd’hui, dans des contextes et des territoires très variés, ce matériau de construction reste toujours le plus utilisé puisque plus d’un tiers de la population mondiale vit dans un habitat en pisé, briques d’adobe, torchis, bauge ou blocs comprimés. Modestes ou monumentales, ces architectures sont présentes dans 190 pays. Elles témoignent d’une qualité de vie au quotidien et d’innovations techniques qui mêlent étroitement savoir-faire et audace, art et virtuosité.
Alors que ces constructions sont régulièrement découvertes ou redécouvertes par les professionnels et le grand public, certains les refusent, les détruisent, voire les interdisent au nom de nouvelles normes de construction pour l’habitat d’aujourd’hui et de demain. Il existe pourtant de multiples réalisations architecturales contemporaines en terre, généralement bâties de façon solidaire, qui sont exemplaires, innovantes et belles. Bien qu’elles répondent complètement à ce que nous souhaitons pour notre temps et pour les générations futures, elles sont aujourd’hui souvent négligées, dévalorisées ou ignorées.
Nous affirmons donc que face aux enjeux cruciaux liés à la préservation de l’environnement naturel, à la diversité culturelle et à la lutte contre la pauvreté, l’utilisation du matériau terre est incontournable et irremplaçable. Nous revendiquons le droit de construire en terre parce que chaque être humain a droit à un logement adapté à ses besoins et à ses ressources. L’habitat et l’urbanisme de demain doivent répondre durablement à cette aspiration.
Construire en terre, c’est repenser à la fois globalement et localement l’emploi des ressources de notre planète, en associant terre, eau et soleil dans un véritable défi technique, culturel, social, économique et environnemental.
Construire en terre, c’est défendre le droit de mettre en Å“uvre un matériau de construction naturel et écologique, abondant, facilement disponible et accessible au plus grand nombre, afin de permettre aux plus démunis de bâtir leur habitat “avec ce qu’ils ont sous les pieds”.
Construire en terre, c’est promouvoir les ressources locales, à la fois humaines et naturelles, améliorer les conditions de vie, valoriser la diversité culturelle et maintenir les systèmes d’entraide sociale pour la construction et l’entretien du cadre bâti.
Construire en terre, c’est employer un “béton naturel” qui offre une réelle alternative écologique et économique face à des matériaux et des procédés de production nocifs pour l’environnement.
Construire en terre, c’est revaloriser, adapter et transformer plus de 11 000 ans de connaissances et de savoir-faire, et associer un matériau séculaire à une architecture innovante.
Construire en terre, c’est reconnaître la valeur culturelle du bâti vernaculaire, s’opposer a leur destructions et encourager la réhabilitation d’un bâtiment en respectant le matériau et l’expression architecturale.
Construire en terre, c’est poursuivre le développement de l’art de bâtir et sa mise en forme complexe dans un ensemble unissant architecture, esthétique et décoration.
Construire en terre, c’est développer l’innovation pour optimiser le matériau, simplifier les mises en œuvre et produire de nouvelles architectures.
L’objectif de ce manifeste en faveur de la construction en terre est de:
* Faire sauter les verrous et les blocages dus à une réglementation et à des normes totalement inadaptées au matériau et à ses usages;
* Favoriser la formation de professionnels pour la construction contemporaine et traditionnelle, la restauration et la conservation du patrimoine en terre crue;
* Approfondir la recherche scientifique sur le matériau terre, les techniques de production, la conservation du patrimoine et l’architecture contemporaine afin d’améliorer la qualité du logement;
* Enseigner l’architecture de terre comme une discipline à part entière, en particulier dans les écoles d’architecture, d’ingénieurs et les formations en sciences humaines.
En lançant “Habiter la terre, Manifeste pour le droit de construire en terre crue”, nous faisons le pari de l’innovation afin de relever le défi majeur d’une architecture éco-responsable dans les pays du Sud comme dans ceux du Nord.
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construction pisé
Construction maison pisé
Le pisé est un système constructif en terre crue, comme la bauge ou le torchis. On le met en œuvre dans des coffrages, traditionnellement appelés banches. La terre est idéalement graveleuse et argileuse, mais on trouve souvent des constructions en pisé réalisées avec des terres fines.
Le pisé est une technique ancienne, qui a connu un regain d’intérêt dans le monde occidental suite aux travaux de François Cointeraux (XVIIe siècle) sur le sujet. Ses ouvrages ont été traduits et diffusés dans le monde entier. En France, on trouve une grande quantité de bâtiments ruraux en pisé datant des XVIIIe, XIXe et début du XXe siècle dans la région Rhône-Alpes : Isère, vallées de la Saône et du Rhône, Bresse, la Loire, etc.
Les savoir-faire ont maintenant presque entièrement disparu, malgré un regain d’intérêt pour le matériau terre au bilan écologique exceptionnel (voir les bâtiments récents dans le Nord-Isère construits par Germes de Terre). Des architectes et plasticiens contemporains utilisent également le pisé : Rick Joy, David Easton, Martin Rauch, Kengo Kuma.
Les murs de pisé non recouverts de crépi laissent souvent voir en France les couches de mortier (sapines) qui servent à améliorer la cohésion entre les différentes banchées. Dans d’autres régions, il n’y a pas de liants entre les différentes banchées (comme au Maroc par exemple). Sur certains murs en pisés, les couches de mortier rapprochées (moins de 50cm d’écart) que l’on peut voir ont un autre rôle. Elles sont disposées uniquement sur les bords du banchage en même temps que la terre soit pour améliorer la résistance à l’érosion de la surface du mur (comme dans les coins de la construction en photo ci-contre), soit pour améliorer l’accroche de l’enduit. On y voit aussi souvent les trous (les clefs) qui servaient à la fixation de l’échafaudage et des banches.
Le lambda, coefficient de transmission thermique (noté λ) du pisé étant de 0,8, il ne peut être considéré comme un bon isolant, puisque la plupart des isolants thermique ont un lambda de 0,04. La plupart des murs en pisé faisant 60 cm, on arrive à une résistance thermique (noté R) de 0,75. À comparer à 20 cm d’un isolant avec un lambda de 0,04, qui donne alors un R de 5, on se rend compte que la qualité isolante du pisé n’est pas très bonne.
La capacité thermique du pisé est par contre intéressante, de l’ordre de 500Wh/m3°C[2]. Les murs vont alors servir à stocker de l’énergie pendant les journées ensoleillées, et la restituer la nuit, au moment le plus froid de la journée.
Sa perspirance, capacité à réguler la vapeur d’eau, est aussi excellente (μ de 10), et un mur en pisé se gorgera d’humidité pour éliminer le surplus dans l’habitat, et la rendra si elle vient à manquer.
Une attention particulière doit être apportée au drain, puisqu’il canalise et évacue les eaux de ruissellement. Il protège les fondations des variations d’humidité.
Le mur de soubassement sert à protéger le pisé de l’humidité des sols. Il faut en effet le couper de toutes eaux, qu’elles soient stagnantes, capillaires ou rejaillissantes (éclaboussements). La hauteur du mur varie donc en fonction de la pluviométrie de la région[3]. Dans les constructions récentes avec mur de soubassement en béton celui-ci sert aussi de chaînage bas.
Le débord de toiture sert également à protéger des intempéries les murs en pisé et les enduits.
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Construction bauge
Construction bauge
Le nom sous lequel est connu la technique construction en terre mise en oeuvre à l’état plastique (humide) armé de fibre végétale et non compactée est appellée généralement LA BAUGE (très couramment employé dans le bassin de Rennes et le centre Manche), cette technique est également appelée LA MASSE (des maisons, des murs en masse)
La bauge est une technique de construction ancienne, répandue dans toute l’Europe (en France : Bretagne par exemple) ainsi qu’en Afrique, Asie et Amérique.
Ce type de construction revient aujourd’hui sur le devant de la scène comme construction écologique puisque les matières premières sont prélevées sur le site même et que les murs en terre et végétaux isolent correctement et possèdent une grande inertie thermique.